Brave affirme être plus rapide et moins gourmand que Chrome, Edge et Firefox
Publié le 03/09/2026 - Source : Brave
L'abandon complet des extensions sous Manifest V2 par Google Chrome, qui touche des outils populaires d'extension de blocage comme uBlock Origin, amène les utilisateurs à évaluer d'autres options. Si Firefox maintient le support des extensions V2 et que Brave prévoit de le préserver le plus longtemps possible malgré son socle Chromium, la question des performances réelles se pose lors d'un changement de navigateur. Pour appuyer son positionnement, l'éditeur de Brave a publié une étude comparative opposant son logiciel à Google Chrome, Microsoft Edge et Mozilla Firefox.
Une méthodologie axée sur l'usage réel
L'expérimentation a été réalisée sur un Mac Mini équipé d'une puce Apple M2 et de 8 Go de mémoire vive sous macOS, relié à une connexion internet dédiée de 50 Mbps. Brave a testé les dernières versions des quatre navigateurs sur un échantillon constitué des 50 sites web les plus populaires selon les statistiques de Brave Search. Chaque test a été répété dix fois, avec un ordre de lancement aléatoire des navigateurs afin d'éviter tout biais lié au rang de passage.
Consommation de ressources et vitesse de chargement
Selon les mesures communiquées par Brave, l'éditeur affiche une consommation moindre sur plusieurs indicateurs par rapport à la moyenne de ses concurrents :
Utilisation du processeur (CPU) : Brave fait état d'une charge moyenne de 33 %, contre 47 % pour Chrome, 53 % pour Edge et 78 % pour Firefox (soit une sollicitation 2,4 fois plus élevée pour ce dernier).
Consommation de mémoire vive : le navigateur enregistre une empreinte moyenne d'environ 1 200 Mo par page chargée, s'imposant face à Edge (1 620 Mo), Firefox (1 650 Mo) et Chrome (1 750 Mo).
Temps de chargement des pages : le délai moyen mesuré s'élève à 4,4 secondes pour Brave, devançant Chrome (5,1 secondes), Firefox (5,3 secondes) et Edge (6 secondes).
Transfert de données réseau : l'éditeur revendique un volume moyen de données reçues de 4,4 Mo par page (contre 4,8 Mo pour Chrome, 6,3 Mo pour Firefox et 6,8 Mo pour Edge) et un volume émis de 0,18 Mo.
L'entreprise explique ces écarts par le blocage natif des publicités, des scripts de suivi et des requêtes d'analyse d'audience en arrière-plan, qui économise de la bande passante et des cycles d'exécution.
Nuances sur l'affichage du contenu et benchmarks synthétiques
L'étude apporte une nuance concernant l'affichage du contenu principal via l'indicateur LCP (Largest Contentful Paint). Sur ce critère spécifique, les résultats s'avèrent très proches : Brave et Chrome affichent le contenu principal en environ 2,4 secondes, suivis par Edge et Firefox à 2,5 secondes. Le gain global de vitesse mesuré par Brave provient essentiellement d'une fin d'exécution plus rapide des tâches secondaires en arrière-plan.
Concernant les benchmarks synthétiques généraux (Speedometer 3.1, JetStream 2.2 et MotionMark 1.3.1), les résultats des trois navigateurs basés sur Chromium (Brave, Chrome et Edge) restent regroupés. Sur MotionMark, Brave enregistre un score légèrement inférieur à Chrome et Edge, une différence attribuée par l'éditeur au fonctionnement continu de ses protections intégrées de la vie privée lors du traitement de graphiques intenses.