Sandisk veut un moyen de comparer les SSD et propose le vRPM. vRPM ? Oui, pour Virtual Rotation Per Minute.
Sandisk considère (c’est un peu simpliste) que la vitesse de rotation est un bon indice de performance pour les disques durs.
Le calcul du vRPM
Le vRPM est en fait calculé en fonction du nombre d’opérations d’entrée/sortie que le SSD est capable d’effectuer. Typiquement, sur un disque dur, c’est dépendant de la vitesse de rotation : 70 sur un 4 200 tpm, 79 à 5 400 tpm, 89 à 7 200 tpm, etc. Sur les SSD, les lectures sont rapides, les écritures lentes, une pondération est donc effectuée, c’est ce que Sandisk appelle le PC IOPS.
Cette valeur est obtenue en considérant que les écritures et les lectures sont réparties équitablement. Un SSD capable d’effectuer 10 000 opérations en lecture et 100 en écriture (typiquement un SSD actuel) aura donc un indice de 200 : 1 / ((0,5/10 000) + (0,5/100)). Le vRPM est une simple règle de trois et un modèle avec un PC IOPS de 200 aura un vRPM de 10 000 (on multiplie la valeur par 50).
Notons que les IOPS en écriture sont calculés avec des fichiers de 4 ko en aléatoire alors que la lecture travaille sur 8 ko.
En pratique, même si l’initiative est louable, elle nous semble peu intéressante : le débit et le temps d’accès ne sont pas utilisés. De même, rappelons que les disques 5 400 tpm actuels vont plus vite que les anciens 7 200 tpm ou qu’un 7 200 tpm rapide dépasse facilement certains 10 000 tpm et que la vitesse de rotation n’est pas un indice fiable.