Vous cherchez à savoir pourquoi les cartes graphiques à base de GK110, le « vrai » haut de gamme NVIDIA dans la série Kepler, sont en retard ? En partie à cause d'un supercalculateur, le Titan. Cette mise à jour du Jaguar — un supercalculateur de chez Cray — a en effet nécessité 18 688 cartes à base de GK110, les Tesla K20.
Changement de CPU et de GPU
On passe donc à 18 688 cartes Telsa K20 (a priori), soit 28 704 768 unités de calcul sur le GPU, et 18 688 Opteron 6274, des modèles « Bulldozer » dotés de 16 cores (plus exactement 8 cores et 16 modules), soit 299 008 threads. Il est doté de 710 To de mémoire et sa consommation devrait être de 9 mégawatts environ, soit à peine plus que l'itération précédente du supercalculateur — c'est une simple mise à jour — pour une puissance théorique multipliée par 10 environ.
La machine offre une puissance théorique qui dépassera 20 pétaflops et environ 90 % de la puissance de calcul vient des cartes Tesla. Le supercalculateur va servir à effectuer des calculs dans le domaine de la climatologie, dans la recherche sur la combustion (pour par exemple améliorer les moteurs) et pour de la simulation dans le domaine du nucléaire.
Il devrait prendre la première place du top500 des supercalculateurs, sachant que le premier — BlueGene/Q — atteint actuellement environ 20 pétaflops théoriques et 16 pétaflops dans la pratique. Jaguar, qui utilise actuellement des Telsa 2090 et les mêmes CPU que Titan, est sixième dans le classement.