Un des soucis du Raspberry Pi, c'est le processeur. Si le GPU et le décodeur vidéo intégrés au SoC Broadcom sont performants, ce n'est pas vraiment le cas du CPU. Broadcom a intégré un ARM11 à 700 MHz, une puce assez ancienne basée sur le jeu d'instructions ARMv6.
Avec les nouvelles images du système, il est possible de passer dans un mode « Turbo », un peu à la manière des CPU Intel récents. Concrètement, le système va overclocker en temps réel le processeur et gérer la fréquence en fonction de la température de la puce (qui ne doit pas dépasser 85°C). Bonne nouvelle, le système va aussi augmenter les tensions, et sans supprimer la garantie : jusqu'à maintenant, augmenter les tensions affectait la garantie.
Il est possible de laisser le système gérer automatiquement la fréquence, mais aussi de fixer les paliers dans un fichier de configuration. Attention à un point : si la fondation indique que le Raspberry Pi peut atteindre 1 GHz, ce n'est pas le cas de tous les exemplaires. Notre modèle n'est stable qu'à 910 MHz (sans modifier la tension) et est capable de démarrer à 980 MHz, mais avec des erreurs.
Pour les amateurs, il est aussi possible de régler la fréquence minimale et donc de diminuer la consommation, déjà faible au départ.