Le déploiement d'antennes relais sur les toits parisiens était bloqué depuis onze mois, quand la Ville de Paris et les opérateurs n'avaient pu renouveler la charte qui les unissait. Après des négociations que l'on imagine houleuse, les deux parties sont parvenus à un nouvel accord.
La mairie explique que « l’implantation de nouvelles antennes relais pour reìpondre aux besoins des usagers, le deìploiement des antennes du 4eÌme opeìrateur, le deìploiement de la 4G pour le treÌs haut deìbit mobile ou la modification d’antennes existantes [feront] l’objet d’une gestion concerteìe reìpondant aÌ des criteÌres de transparence et d’information, contenant l’exposition aÌ un niveau aussi bas que possible tout en maintenant la couverture et la qualiteì de service aÌ l’exteìrieur et aÌ l’inteìrieur des ba#770;timents ».
Dans le détail, les opérateurs ont gagné sur un point essentiel : le niveau d'exposition. La capitale voulait le maintenir à 2 V/m, les opérateurs le relever à 10 ou 15 V/m. Il sera finalement limité à 5 V/m sans 4G, 7 V/m avec 4G, à l'intérieur des bâtiments. En outre, Paris abandonne son protocole de mesure qui prévoyait trois points de mesures relevés pendant 24 h. Les vérifications se feront dorénavant en un seul point (choisi comme le plus exposé) et à un un instant donné. Une campagne de 400 mesures sera également réalisée chaque année dans les 1200 crèches, écoles et hôpitaux et autres bâtiments sensibles de la ville (soit 1 mesure par bâtiment tous les 3 ans) afin de vérifier la conformité des installations.