Broadcom vient d'annoncer une nouvelle puce, la BCM4752. C'est un récepteur GPS évolué, gravé en 40 nm pour réduire sa consommation. La puce utilise quatre types de satellites pour se positionner (on ne devrait d'ailleurs plus parler de récepteur GPS) : le GPS (Global Positioning System) américain, le GLONASS (Globalnaya Navigatsionnaya Sputnikovaya Sistema) russe, le QZSS (Quasi-Zenith Satellite System) japonais et le SBAS (Satellite-based augmentation system). Cette dernière technologie consiste en fait à utiliser les satellites de télécommunications (notamment) pour relayer les signaux des satellites GPS et améliorer la réception.
Broadcom a aussi intégré dans sa puce des améliorations pour la localisation en intérieur : la BCM4752 peut utiliser des capteurs inertiels directement pour se positionner (ce que font déjà certains systèmes de navigation) en prenant en compte les mouvements de l'appareil par rapport à une position donnée. Enfin, Broadcom explique que le positionnement « Wi-Fi » est pris en charge, avec a priori une gestion interne de certains calculs. Cette technique, utilisée notamment dans les smartphones, consiste à croiser la puissance des points d'accès Wi-Fi alentours et leurs adresses MAC avec une base de données qui référence la position supposée de ces derniers. Elle permet de se positionner rapidement en intérieur, pour peu bien évidemment que la base de données soit à jour.
Enfin, plus anecdotique, la puce est capable de gérer le « geofencing ». Cette technique est de plus en plus populaire dans les applications mobiles : elle permet de déclencher une action quand l'appareil sort ou entre dans un périmètre donné. Les avantages sont simples : les applications n'ont pas besoin de votre position précise, et la localisation n'est pas permanente. Intégrer la gestion du geofencing dans la puce permet de limiter la consommation de l'appareil, ainsi que l'usage de son processeur.