Deutsche Telekom vient d’annoncer avoir établi une connexion Internet par fibre optique offrant une bande passante théorique de 512 Gb/s avec un débit utilisable de 400 Gb/s sur une distance de 734 km entre Berlin et Hanovre. C’est nettement mieux que le record américano-canadien qui plafonnait à 186 Gb/s de données utilisables.
Des débits facilement réalisables
L’opérateur allemand signe donc un beau record au moment de l’ouverture du CeBIT, le salon allemand sur l’informatique et l’électronique. Il est important de préciser que le débit a été atteint en utilisant un canal d’une fibre optique. Or, chaque fibre peut contenir 48 canaux, ce qui amène le débit maximal par fibre à 24,6 Tb/s. La technologie présentée peut faire son apparition chez les opérateurs, à condition de mettre à jour les infrastructures.
Pour arriver à ses fins, Deutsche Telekom a travaillé avec Alcatel Lucent pour créer des terminaux aux deux bouts de la fibre capables d’optimiser les débits. La principale innovation serait néanmoins logicielle et porterait sur les algorithmes de correction d’erreur qui ont été remaniés pour permettre le traitement de plus de données d’un seul coup. Il n’y a donc pas besoin de remplacer les fibres déjà installées et certains équipements sont déjà compatibles avec les technologies utilisées. Il est tout de même probable que l’augmentation des débits se traduise d’abord par une amélioration de la qualité du réseau avant un accroissement de la vitesse de sa connexion Internet.
Des recherches en laboratoires encore loin de nous
Ces derniers résultats semblent maigres comparativement à ceux obtenus dans les laboratoires qui ont permis aux chercheurs d’Alacatel Lucent d’atteindre 100 Pb/s.km en 2009. Plus récemment, des équipes japonaises se sont rapprochées de la limite physique de la fibre. Néanmoins, dans les deux cas et contrairement à la démonstration de Deutsche Telekom, les structures demandent de nouveaux câbles et équipements et ne sont pas encore suffisamment stables pour être déployées.