Marvell, la société qui avait notamment récupéré les activités ARM « grand public » d'Intel, pourrait bien créer la surprise dans le petit monde des puces ARM. En effet, la société dispose d'une licence permettant de créer son propre core ARM, comme Qualcomm, alors que la majorité de ses concurrents utilisent les cores ARM.
Un mix entre A15 et A9
Concrètement, Marvell pourrait proposer un core ARM du niveau des puces actuelles mais avec le jeu d'instructions et les fonctions de la prochaine génération. Actuellement, le Cortex A9 est le core le plus utilisé, la version A8 étant en perte de vitesse. Si Marvell arrive avec une puce qui offre des performances proches (en mieux ou en pire) tout en offrant certaines des fonctions du Cortex A15 comme la gestion de la mémoire sur plus de 32 bits ou la virtualisation, la société pourrait faire un carton. En effet, la solution ARM a un défaut : il faut attendre qu'une société utilise la puce (NVIDIA, TI, etc.) alors que Marvell pourrait sortir rapidement son SoC.
La solution de Marvell serait donc assez proche de celle de Qualcomm, qui avec Scorpio (et bientôt Kraits) propose une puce capable de concurrencer les cores d'origine ARM. Marvell pourrait jouer sur le marché de l'entrée de gamme avec une puce qui offrirait 90 % des performances d'un Cortex A15 pour 50 % de son coût... Qui plus est, et contrairement à Qualcomm, Marvell travaille beaucoup dans le monde de l'embarqué. Et si les Cortex A8 et A9 sont suffisamment puissants pour des serveurs à basse consommation, l'architecture 32 bits des puces est un problème. Avec une puce offrant la même puissance mais capable de gérer plus de 4 Go de RAM, Marvell pourrait même créer un marché, le cloud computing étant friand de puces qui consomment peu.