JMicron, la « star » des premiers SSD grand public, n'est pas mort. Si le JMF602 est tristement connu pour ses performances en écriture aléatoire très faibles, qui amenaient des « freezes » de la machine chez les utilisateurs, les JMF612 et JMF616 ont été utilisés par certains constructeurs — comme Kingston — sans faire de vagues. Et pour une bonne raison : les contrôleurs, sans être mauvais, ne sont pas des foudres de guerre.
Pour 2011 et 2012, la société va proposer de nouveaux contrôleurs, les JMF605, JMF606, JMF66x et le JMF62x, une puce un peu particulière. Le JMF605 est un contrôleur d'entrée de gamme, compatible SATA 3 gigabits/s et doté de 4 canaux pour la mémoire. Les débits attendus sont de 160 Mo/s en lecture et 130 Mo/s en écriture. Le JMF606, son évolution, est attendu en 2012 : toujours 4 canaux, mais avec une interface SATA 6 gigabits/s. Les débits attendus sont de 260 Mo/s en lecture et 160 Mo/s en écriture, avec 10 000 IOPS en écriture. Ce modèle d'entrée de gamme sera donc un peu en dessous des modèles haut de gamme de 2011.
Le JMF66x, quant à lui, est un modèle « haut de gamme » : SATA 6 gigabits/s, 8 canaux, 500 Mo/s en lecture et 400 Mo/s en écriture. Assez étonnamment, la société n'annonce pas les performances en IOPS...
Enfin, le JMF62x est une puce pour les périphériques de stockage hybride. Alors qu'Intel propose une solution logicielle avec le Z68, JMicron va utiliser une solution matérielle, comme Marvell. Le principe est simple : un SSD (sur 4 canaux) se place entre le disque dur et le contrôleur SATA et sert de cache. JMicron annonce 70 % des performances d'un SSD classique, ce qui semble assez pessimiste par rapport à ce que promettent Intel et Marvell.