Le PDG d'ARM, Warren East, essayerait de persuader AMD de proposer des puces ARM depuis une dizaine d'années, sans succès pour le moment. En effet, AMD se concentre sur l'architecture x86 dans le monde des processeurs, mais rien ne lui interdit d'utiliser un core ARM ou même — comme Intel à une époque — de développer un processeur complet.
AMD dispose d'une licence pour le jeu d'instructions d'ARM, elle est issue du rachat d'ATi qui en avait une pour ses GPU « Imageon ». Et même si cette branche de la société a été revendue à Qualcomm en 2008 — Adreno, c'est de l'ATi —, AMD a toujours une license. Dans le passé, un autre grand des microprocesseurs a proposé des puces ARM : Intel a longtemps commercialisé les StrongARM et les XScale, avant de revendre le tout à Marvell.
Un SoC — System on a Chip, une puce qui intègre GPU, CPU et chipset — basé sur des technologies AMD pourrait avoir un certain succès, et l'arrivée de Brazzos a montré qu'AMD est capable de proposer des produits intéressants sur ce type de marché, même si Brazzos n'est pas réellement un SoC, étant donné qu'il nécessite un southbridge.
Ce serait le moment idéal pour un lancement d'un SoC : les Atom ne rivalisent pas encore avec les SoC ARM au niveau de la consommation et AMD dispose de deux avantages sur la majorité de ses concurrents. En effet, la société texane a les ressources pour proposer un GPU performant et un CPU performant, ce qui n'est pas totalement le cas de ses concurrents. Si NVIDIA est un adversaire de choix dans les GPU, la société n'est pas spécialiste des CPU, et Qualcomm — même avec de très bons produits — reste une société trop jeune pour concurrencer totalement une société de la taille d'AMD.
Reste à voir si AMD va vraiment propose un SoC ARM et s'il sera proposé assez rapidement : pour s'imposer, AMD devrait annoncer sa puce au moment de la sortie de Windows 8 et si possible avant que NVIDIA ne commercialise le projet Denver.