Notre SSD est toujours en vie, et nous avons écrit plus de 400 To (415 To le matin du 14 mars). Pour rappel, nos confrères de Tom's Hardware effectuent une petite expérience depuis le 20 décembre 2010 : écrire en boucle sur un SSD pour savoir ce qu'il se passe quand les cellules atteignent leurs limites.
Pour le test, nous écrivons séquentiellement des fichiers de 1 Go, lus sur un Velociraptor. Le SSD de test est un Falcon de chez G.Skill, un modèle à base de contrôleurs Indilinx et de mémoire Samsung en 43 nm. La mémoire MLC de ce modèle est en théorie capable d'effectuer 10 000 cycles d'écriture, alors que les modèles les plus récents utilisent soit de la mémoire en 3x nm soit de la mémoire en 25 nm, qui se limitent respectivement à 5 000 et 3 000 cycles.
Notre SSD, après bientôt 3 mois, est passé d'une usure moyenne de 1 760 cycles — il avait été utilisé 18 mois en tant que disque système — à une usure moyenne de 6 511 cycles. La cellule la plus usée, selon les informations SMART, a été écrite 7 727 fois, alors que la moins usée à été écrite 1 012 fois. Nous vous tiendrons bien évidemment au courant de l'avancée de notre test sur notre compte Twitter (@tomshardware_fr) et dans d'autres actualités.
Aujourd'hui, nous allons nous intéresser à la résistance selon les constructeurs de SSD, en prenant l'exemple des derniers modèles de Micron, les C400. Crucial devrait proposer ce modèle assez rapidement sous le nom M4. Dans sa documentation, Micron indique que le C400v, de 64 Go, est prévu pour recevoir 36 To de données, alors que le C400 classique — 128, 256 et 512 Go — atteint 72 To. Des valeurs assez faibles, surtout quand on remarque que notre SSD a dépassé les 415 To. Il y a une raison : nous écrivons de façon séquentielle des fichiers de 1 Go alors que Micron indique que les tests sont effectués avec différentes tailles de fichier : 5 % de fichiers de 4 ko, 5 % de 8 ko, 10 % de 16 ko, 10 % de 32 ko, 35 % de 64 ko et 35 % de 128 ko.
Qui plus est, les valeurs annoncées sont indicatives : Micron donne une valeur de 72 To quelle que soit la capacité du SSD, alors que l'usure d'un SSD dépend de sa capacité : si on écrit 72 To sur un SSD de 128 Go, son usure moyenne sera plus élevée qu'un SSD de 256 Go qui aurait écrit les mêmes données.
Au final, nous attendons toujours que notre SSD atteigne les 10 000 écritures pour vérifier de visu le comportement du SSD. Pertes de données ? Erreurs d'écritures ? Capacité qui diminue au fur et à mesure de la mort des cellules ? Nous devrions le savoir d'ici quelques semaines.