Trois c'est mieux que deux. Alors que la majorité des processeurs ARM ont un seul core et que les rares Cortex A9 et Snapdragon de seconde génération en ont deux, Marvell propose une puce à trois cores. Ce nombre surprend, mais ce n'est pas le premier tricore du marché : AMD avec ses Phenom et Athlon II X3 et IBM avec le PowerPC de la Xbox 360 proposent déjà ce type de CPU.
L'Armada 628 ne traille pas de façon symétrique comme nos PC et les trois cores ne sont pas à la même fréquence : les deux premiers fonctionnent à 1,5 GHz et le dernier à 624 MHz. La puce — un SoC — est compatible USB 3.0 (une première) et intègre une puce vidéo performante. Cette dernière dispose de quatre « processeurs de flux » et offre une puissance de calcul élevée pour une puce ARM (on est en gros au niveau d'une GeForce 3).
La partie vidéo prend en charge le 1080p et a priori le H.264 (le standard habituel), avec la possibilité de gérer deux flux en parallèle (ou sûrement un seul flux 3D). Le tout est compatible DirectX et OpenGL ES 2.0. La partie processeur est compatible WMMX 2 (un héritage des Xscale d'Intel) et NEON (le jeu d'instruction SIMD d'ARM) et la puce prend en charge la mémoire LP-DDR2 et LP-DDR3. Notons que — comme Qualcomm — Marvell utilise son propre design de CPU, qui est compatible avec l'architecture ARM v7 mais n'est pas basé sur le design de référence ARM (contrairement à Apple ou Samsung qui utilisent un Cortex A8).
Cette puce vient concurrencer directement SnapDragon et Tegra 2 et la tablette de RIM devrait d'ailleurs utiliser une puce du fondeur.