Les processeurs ARM dans des serveurs, le serpent de mer de la high-tech en 2010. Et pourtant... Le prochain data center de Facebook (société qui a de gros besoins en serveurs, avec 500 millions d'utilisateurs) devrait abandonner le x86 et passer sur des serveurs en architecture ARM. C'est la société Smooth-Stone (dans laquelle ARM et Texas Instrument viennent d'investir) qui se serait occupée de la mise en place de la ferme de serveurs de Facebook, dans l'Oregon.
Bien évidemment, le code de Facebook (essentiellement du PHP) est bien adapté à un usage sur les processeurs ARM : la puissance demandée (par thread) est a priori assez faible et l'avantage en consommation des processeurs ARM — même face à un Atom — rend la solution compétitive une fois le rapport thread/consommation calculé.
Pour des serveurs de calculs, par exemple, c'est beaucoup moins évident : la différence de puissance entre un Xeon ou un Opteron et un ARM est plus grande que le gain en consommation.
En pratique, c'est un test. Et si Facebook le réussit, l'architecture ARM gagnera une certaine crédibilité dans le monde des serveurs, où même le x86 a mis quelques années à s'imposer.
Les différentes architectures
Alors que dans le monde de l'informatique grand public le x86 est majoritaire (avec un bastion de résistance du PowerPC dans les consoles), le marché professionnel n'est pas dominé par Intel et AMD. Beaucoup de constructeurs ont encore leur propre architecture et même si certains ont disparus (Alpha, par exemple), d'autres résistent. Les Power et les SPARC sont encore bien présents dans les serveurs, et continuent à évoluer.