Microsoft vient d'annoncer avoir licencié la technologie d’ARM, ce qui devrait permettre à la firme de Redmond de proposer son propre processeur, à la manière d'Apple, Texas Instrument, Intel et bien d'autres.
En effet, Microsoft travaille avec ARM depuis 1997 et propose des versions adaptées aux processeurs ARM depuis cette date (avec Windows CE). De plus, les versions Mobile de Windows ont peu à peu abandonné les autres architectures pour se focaliser sur ARM.
Quel intérêt pour Microsoft ?
L'intérêt est assez évident, et il est le même que pour Apple : diminuer la dépendance de la société à des firmes comme Intel. Et proposer une puce compatible ARM est un choix intéressant : outre le fait que les ventes de ce type de périphériques sont élevées, proposer une puce ARM compétitive est plus simple que de proposer un CPU x86. Apple, avec son A4, a montré qu'il était possible de rentrer par la grande porte. Rappelons — en simplifiant — qu'ARM vend le « plan » d'un CPU et que les sociétés peuvent ensuite le modifier et l'intégrer dans un SoC (System on a Chip), avec des composants annexes dédiés au marché visé (typiquement un contrôleur mémoire, une puce graphique et un décodeur vidéo). D'autres — comme Qualcomm ou Marvell — créent même des processeurs complets, comme avec Snapdragon.
Les rumeurs d'un téléphone « Microsoft » (en oubliant le naufrage Kin) sont évidemment intéressantes à analyser après cet accord de licence : les marques qui sont capables de faire tout un appareil — du matériel au logiciel — comme Samsung (avec le Wave) ou Apple ont le vent en poupe actuellement...