Marvell devrait lancer, cette année, des processeurs ARM gravés en 40 nm et destinés à des serveurs web.
Marvell passe à la commercialisation
Il s’agit en fait de la concrétisation du partenariat entre Marvell et ARM, le premier ayant fourni à ce dernier les processeurs ayant fait tourner ses serveurs web.
Le grand avantage est évidemment la consommation, les processeurs ARM permettant de réduire par cinq les demandes électriques de serveurs qui n’ont pas besoin d’être des bêtes de courses puisqu’ils restent limités à des tâches simples comme l’hébergement de site Internet peu complexes. Les prix de ces processeurs sont aussi beaucoup moins importants que les Opteron ou Xeon de marques concurrentes. En plus d’utiliser une finesse de gravure de 40 nm, Marvell souhaite sortir des ARM multicore.
Un marché en plein bouleversement
Le plus gros handicap sera probablement d’optimiser les solutions logicielles pour améliorer les performances. Néanmoins les deux avantages liés à l’utilisation de cette plateforme devrait convaincre plus d’une entreprise. Des éditeurs travaillent déjà sur des hyperviseurs sur mesure pour que les entreprises puissent faire tourner leur OS préféré, même si ce dernier ne gère pas l’architecture processeur en question, comme c’est le cas des versions classiques de Windows.
On remarque donc un changement technologique. L’ARM ne semble plus être limité aux téléphones et il veut se placer comme concurrent aux Atom avec un rapport performance-consommation annoncé comme étant intéressant. Il faudra voir si cette nouvelle tendance dépassera le cadre de l’effet de mode.