Le CPL (Courant Porteur en Ligne) représente de plus en plus une alternative crédible à l’ADSL ou au Wi-Fi pour l’accès à Internet. Malheureusement, les équipements commercialisés actuellement, basés sur des technologies propriétaires, posent trop souvent des problèmes d’interopérabilité.
C’est donc dans l’optique de normaliser ces techniques que l’organisation européenne OPERA (Open PLC European Research, à ne pas confondre avec le navigateur web) a publié une première spécification basée sur la technologie de la société espagnole DS2 (Design of Systems on Silicon). Cette dernière a en effet mis au point un chipset fournissant des débits d’environ 200 Mbit/s sur une distance de 300 mètres.
La norme BPL (Broadband Over Powerline), soutenu par 35 partenaires (dont Mitsubishi et EDF) et l’UPA (Universal Powerline Association, groupe incluant les premiers fournisseurs d’équipements CPL), reste tout de même incompatible et en concurrence directe avec deux autres consortiums, la HomePlug Powerline Alliance (comprenant Linksys ou Intel) et CEPCA (comprenant Panasonic, Sony, Pioneer et Toshiba).
La guerre de la normalisation CPL a donc l’air d’être en route. Malgré tout le BPL compte l’IEEE comme allié de poids. Cet organisme américain chargé de la standardisation des technologies informatiques, télécoms et électroniques est en effet un passage obligé pour toutes les harmonisations internationales.