Dans un communiqué publié hier soir, l’opérateur de téléphonie mobile SFR annonce avoir obtenu du tribunal de commerce de Paris l'interdiction d'une campagne publicitaire de Bouygues Telecom, qu'elle estimait mensongère, illicite et de nature à induire les consommateurs en erreur. Cette interdiction est assortie d'une astreinte de 10.000 euros par jour de retard.
SFR reprochait à la publicité de Bouygues Telecom, dénommée « nouveau réseau, nouveaux classements », de faire des comparaisons préjudiciables à ses concurrents en matière de couverture du territoire (Bouygues en sortait évidemment grand vainqueur).
Pour l’opérateur de téléphonie mobile SFR, deuxième opérateur français, « cette campagne comparait en fait deux technologies totalement différentes », l'UMTS (3G) encore en déploiement pour SFR, et EDGE (2G améliorée) pour Bouygues Telecom. Les taux de couvertures n’étaient donc pas équivalents.
Du coté de Bouygues Telecom, on estime que « contrairement aux affirmations de SFR, la campagne n'étant ni illicite ni mensongère », le juge a rejeté les deux demandes de SFR concernant les suppressions du slogan « Nouveau réseau, nouveau classement » et de l'expression « Nouveau Haut Débit Mobile ».Selon Bouygues Telecom, seul le manque d’explications quant au terme « Haut Débit mobile » aurait justifié la décision du juge.