Curieux de savoir pourquoi les forfaits de téléphonie restent si pingres en débits ou en volume de données téléchargeables ? La réponse est simple : le trafic internet sur mobile représente aujourd'hui 80 % du trafic total des réseaux cellulaires mais produit 20 % du chiffre d'affaires des opérateurs.
C'est Michel Combes, le patron des activités européennes de Vodafone, qui donne ces chiffres à nos confrères des Echos. Le problème est donc aigü pour les opérateurs : ils doivent lourdement investir pour déployer les réseaux donnant accès à l'internet mobile sans recevoir de revenus à la hauteur. Ce déséquilibre va devoir être compensé à terme.
Et Michel Combes d'évoquer les pistes déjà entendues précédemment. Les opérateurs pourraient moduler le coût des forfaits « selon la qualité de services, c'est-à-dire le débit, le stockage... Les consommateurs qui veulent écouter de la musique, regarder des vidéos vont peut être payer plus. »
Le débat sur la neutralité du réseau est donc loin d'être clos.