L’Open Compute Server, l’initiative de Facebook pour proposer des serveurs adaptés à un usage « web 2.0 » se montre.
Les premiers châssis sont disponibles et montrent que les choix de la société sont intéressants. Les boîtiers atypiques font 1,5 U et sont très sobres, ce qui permet d’une part de refroidir plus efficacement et d’autre part d’utiliser des ventilateurs plus gros (des 60 mm) que ce que l’on retrouve habituellement dans les serveurs 1 U. Avantage direct, la consommation de ces derniers est faible.
Les cartes mères sont très épurées : les processeurs, la mémoire, peu de connectique. On trouve un emplacement PCI-Express, deux prises USB et deux prises RJ45, et c’est tout. Pas de sorties vidéo, peu de possibilités d’extension.
Comme prévu, les deux alimentations sont de la partie. Une première, assez classique, mais très efficace (94 %) et une seconde destinée à remplacer un onduleur : elle fonctionne avec une tension continue de 48 V, fournie par une batterie située dans l’armoire qui accueille les serveurs.
Rappelons que Facebook propose deux design : le premier à base de Xeon et le second à base d’Opteron. Le premier est plutôt destiné aux serveurs traitant le code (Facebook « compile » le code PHP) alors que le second, qui tire parti des contrôleurs mémoire évolués d’AMD, se destine plus au cache des données.
Dans les faits, les serveurs de Facebook sont évidemment plutôt destinés à des solutions de type cloud mais ils peuvent servir dans d’autres domaines.