L'explosion du trafic sur internet est une certitude à laquelle se préparent tous les opérateurs. Une étude que vient de publier Cisco permet de chiffrer ce concept. D'ici à 2015, le volume de données à destination des appareils mobiles va être multiplié par 26.
Cette explosion est due à la disparition progressive des simples téléphones au profit d'appareils consommant plus de données comme les smartphones et les tablettes. Cisco prédit aussi l'augmentation de l'accès à internet par réseau mobile dans des pays émergents n'ayant pas un réseau fixe satisfaisant.
Le trafic généré par les seuls appareils mobiles a représenté en 2010 237 pétaoctets (soit 237 millions de gigaoctets) : c'est plus de trois fois le trafic total enregistré sur internet 10 ans auparavant. En 2015, ce chiffre atteindra 6,3 exaoctets, soit 6,3 milliards de gigaoctets. Ce trafic sera généré par environ 7,1 milliards d'appareils mobiles, soit presque un pour chacun des 7,2 milliards d'êtres humains vivants sur Terre cette année là.
Les smartphones ne seront pas les plus gros consommateurs de données. Comme aujourd'hui, ce sont les ordinateurs portables connectés via un réseau mobile qui absorbent la plus grande partie du trafic (un PC représente 22 smartphones), suivis par les tablettes (une tablette consomme autant que 5 smartphones). Le trafic vers les seules tablettes sera en 2015 plus important que l'ensemble du trafic mobile enregistré en 2010.
De quoi seront faits tous ces milliards de milliards d'octets ? De vidéos ! La diffusion de vidéos engloutit aujourd'hui près de la moitié du volume total envoyé aux mobiles. En 2015, ce sera encore pire : 66 % du trafic sera réservé à la vidéo.
Mais la meilleure nouvelle de cette étude est sans doute que la vitesse moyenne d'une connexion mobile accélérera très nettement. En France, selon Cisco, nous passerons de 530 kbit/s en moyenne en 2010 à 7,5 Mbit/s en 2015. La France sera alors le pays proposant les connexions mobiles les plus rapides du monde !