Il y a 7 ans, Apple annonçait le PowerMac G5, premier ordinateur 64 bits de la marque. Il fonctionnait sous Jaguar (Mac OS X 10.2) et n'était pas totalement 64 bits (l'OS ne l'était pas). En août 2010, Apple a annoncé son nouveau Mac Pro, le premier de ses ordinateurs qui soit « totalement » 64 bits.
Un noyau 64 bits
En effet, Mac OS X 10.6 a été le premier des Mac OS X à proposer un noyau 64 bits mais les ordinateurs démarraient tous en 32 bits par défaut. Mais sur le Mac Pro 2010, c'est différent : il s'agit du premier ordinateur à démarrer la version client de Mac OS X en 64 bits par défaut. En effet, les Xserve et les Mac Pro démarraient déjà Mac OS X Server en 64 bits, mais la version classique se limitait au 32 bits.
Un intérêt moyen
Reste que l'intérêt est faible : Mac OS X est un système hybride qui permet de lancer des applications 64 bits avec un noyau 32 bits et la gestion de la mémoire vive utilise le PAE, ce qui permet de prendre en charge plus de 4 Go de RAM depuis les débuts de Mac OS X sur plateforme Intel. Le noyau 64 bits accélère (a priori) un peu les accès à la mémoire par rapport au PAE, mais c'est négligeable, et les applications fonctionnent déjà parfaitement en 64 bits. Qui plus est, un noyau 64 bits implique d'utiliser des pilotes 64 bits, qui restent rares (surtout pour les anciens périphériques).
En pratique, que Mac OS X démarre en 64 bits ou en 32 bits ne change pas grand-chose pour le grand public, mais les professionnels apprécieront, surtout s'ils ont beaucoup de mémoire.